Vacances chez Zabo/Masako

Vacances chez Zabo et Masako

Vacances à Tokyo. Comme je m'y attendais, Zabo et Masako avaient bien fait les choses. Masako, secrétaire à l'Ambassade de France était la mieux placée pour me faire aimer son "Yapon". De nombreuses photos de Zabo et moi étaient épinglées sur les parois de leur minuscule chambre à trois tatamis ! Masako avait déjà parlé de mon arrivée à des collègues secrétaires, l'une à l'Ambassade d'Australie, l'autre à celle d'Indonésie! Le musicien français parlant un peu l'anglais était attendu… La première : Eko avait programmé de m'inviter une semaine dans une maison de campagne qu'elle partageait avec ses 4 sœurs, lesquelles étaient danseuses de tamouré ! Avec la seconde, Akiko, amie de Masako, on décida de s'offrir tous les quatre, quelques jours dans une île. Masako avait tout simplement sélectionné des connaissances qui voulaient connaître le français !

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Akiko secrétaire à l'ambassade d'Indonésie.

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Eko une danseuse de tamouré...


Après 8 mois, pleins de surprise, passés précédemment à Tokyo, je n'avais jamais entendu parler de contraception. Entouré de japonaises qui parlaient français, j'abordais la question... Masako prit la parole : "Ici la contraception et même les avortements chez les jeunes filles sont très banals et chez les couples mariés, la limitation des naissances prévoie deux enfants, pas plus…". Je leur raconte également l'aventure qui m'est arrivée dans le dernier métro bondé... cette fille qui s'est retrouvée dans mes bras protecteurs, sans un mot, et jusque dans son  lit !

D'après Masako beaucoup de désirent coucher, au moins une fois dans leur vie avec un français. Mais il faut du temps et du doigté au Japon pour éviter de faire "perdre la face…"

Masako a l ambassade de franceMasako (Madame Zabo) :  secrétaire à l'Ambassde de France de Tokyo


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Daniel Zabo, un artiste méconnu en France...


Les verres de contact. Masako retire l'un des siens, minuscule. Elle me regarde surprise : " T'en as jamais vus ? - Si mais en France, ils enveloppent les yeux, j'ai déjà essayé et n'ai pas pu les supporter…- Ici c'est très coulant ".(comprendre courant!).  Elle me cite des voisines qui en portent… " Moi, ye dors avec. Un jour, avec Zabo, on avait bu une bouteille de vin losé yaponais.., le matin, je les chelchais paltout.., ils étaient sur mes yeux… quelquefois y'en létile un à cause de la poussière… Si tu veux en acheter, demain on ila à la clinique, c'est à côté.." Le lendemain, elle m'accompagne. Après des préambules interminables en japonais, on m'assied dans un fauteuil. Une dizaine d'étudiants, masques sur la bouche sortent d'une pièce contiguë et m'entourent. Je deviens leur cobaye ! Le professeur leur explique sans doute les caractéristiques propres aux yeux occidentaux, leur forme, leur couleurs. En plus, les miens sont bleus… peu courant dans une banlieue de Tokyo… J'entends autour de moi des "So deska nee" admiratifs signifiant la surprise. Enfin, on me place deux minuscules lentilles à l'optique neutre. Je suis surpris de ne rien sentir…. On m'emmène dans une cabine aux parois de verre opaques. Je suis seul avec un pick up et des disques classiques et de jazz. Masako m'avait prévenu : j'allais être sous observation pendant 4 h ! La semaine suivante, la séance d'observation dura 6 h mais cette fois avec l'optique correspondante à ma vue, je pouvais désormais les porter dans la rue… Quant au  prix des lentilles, il était dérisoire et les consultations complètement gratuites ! Quelques années plus tard, à Hong Kong, je perdrai une lentille dans la foule sortant du Ferry boat (Encore du Laurel et Hardi cette fois à 4 pattes !). Un courrier à Masako… laquelle m'en a aussitôt envoyé une autre : exactement la même ! Epoustouflant ces japonais, les yeux de Lulu étaient classés dans leurs archives !


Suite dans la page :

"Lulu" au Hong-Kong Hilton

 

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