Dans l'Yonne 1979 à 81

 

Le trio "Philou"

Retour dans l'Yonne

 

En 1978, après ces longs séjours en Europe, riches en expériences musicales, je vais m'installer "définitivement" dans ma maison à Pontaubert près d'Avallon. Cette richesse acquise ne pouvait rester plus longtemps en jachère. A partir de 1982, et par suite d'un " manque musical ", je vais essayer de transmettre mon plaisir de jouer ces différentes musiques du monde à des groupes d'enfants voir les pages de la rubrique "Histoire de l'EQS" à l'accueil : colonne de droite.

A Pontaubert près d'Avallon. C'est au cours d'un Concert-Folk à Voutenay (Yonne) en 78 dans la boue... que je vais rencontrer 2 soeurs qui se trimballaient avec des percus. Un trio était né !

Pontaubert mars 1981

Ce Trio commençait à être connu dans la région Bourgogne. Babeth joue du Xylo  et des congas, Myrtille (Catherine) sa soeur, chante avec des petites percus. Elle commence à jouer d'oreille de la traversière... et c'est prometteur.

Après une semaine de stage IUFM à Auxerre, Babeth, ma compagne (à gauche) me ramena un petit xylo, le son et la facilité avec laquelle on pouvait l'utiliser rythmiquement me donna l'envie d'en fabriquer un, puis deux, puis trois... C'est sans doute, l'un des petits sentiers qui me mènera quelques années plus tard à l'école qui swingue !! Sa sœur "Myrtille",  ici à la ganza et au chant, institutrice à Dijon vient nous rejoindre toutes les semaines pour répéter.

Juillet 1979 : Retour Club Med. des "Restanques" :

Paolo myrtille 3En 78, j'avais déjà fait découvrir les "Restanques" en Duo avec mon fils (voir page précédente). "Stanley" le génial animateur engage en "forum" d'un mois" le trio "Babeth-Myrtille-Philou". Surprise, mon copain brésilien Paolo rencontré à Berlin vient se joindre à nous. On va le faire inviter une semaine... Un dimanche, pour l'arrivée des nouveaux GM's, un cocktail est offert, c'est la coutume... Sur une table longue de 8 mètres, attendent boissons, gâteaux et toutes sortes de délices. Devant tous les Go' alignés, les nouveaux arrivant écoutent le discourt du chef de village. A son signal : comme des affamés, tout le monde se précipite sur le buffet. Paolo, grave, me souffle à l'oreille : "Au Brésil, il y'aurait des morts..."

Babette et philou 79

Un phénomène : Sylvie Multon dit "Sylvie claquettes"

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Août 79 : Club Med. de Leysin (Suisse). Stanley nous informe, qu'il manque un "Forum" d'une semaine au Village Suisse de Gilbert Roussel. Myrtille et Babeth décline l'offre... "Sylvie claquettes" toujours partante et moi, nous l'acceptons afin de remonter le Duo + Olivier laissé en plan à Munich ! (voir la page précédente). De Leysin, je contacte "Stanley" toujours au village des Restanques "J'ai monté un duo fabuleux avec une partner chanteuse et danseuse de claquettes"...-Venez toujours,  mais en août le village est plein..."

Par contre, je n'ai que des caravanes pourries à vous offrir pour coucher! Un groupe de Gitans est déjà là, en occupe plusieurs, ils me font un show par semaine, on ne les voit jamais... Ils font beaucoup de soirées privées dans toutes les villas chicos du coin, ils dorment toute la journée... Plus tard, ils  s'appelleront les "Gipsy king"...

 

15 août-10 septembre : Au Club Restanques. Ste Maxime. Chez Stanley,toujours en forum pendant 3 semaines, chacun dans une caravane pourrie, on se retrouvait sous un pin, pour bosser nos 2 voix sur des thèmes de M. Legrand : "Quand on s'aime". et des sambas "Mas que nada" (G.Ben). Nos prestations consistaient à jouer pour les GM's faisant queue devant les grilles des viandes et poissons !  Après le repas du soir on était libre. A chacune de nos escapades à St Tropez, Sylvie  prenait les initiatives. A la terrasse d'un  café, elle visait une petite table ronde en tôle, prenait son élan et hop ! comme une chèvre, elle  sautait au centre de la table. A chaque fois, je tremblais que la table ne bascule... Ainsi, sur une batida brésilienne à la guitare, elle commençait son show par un solo de claquettes. L'entrée en scène nous assurait du succès et les manches étaient généreuses. Le but de Sylvie était clair : trouver des engagements à gros cachets, en proposant le Duo dans le milieu huppé de St Tropez. Un soir Sylvie se paya le culot de monter sur un yacht  pour proposer notre duo. Le capitaine : " Ok pour demain à la même heure." Le lendemain à la même heure le yacht avait levé l'ancre! Pas contente, en colère la Sylvie... Bisous à toi Sylvie si tu tombes sur ce site !

 Sylvie montera sa propre école de Claquettes à Aix en Provence.


Vacances d'hiver 79/80 : A Val-d'Isère. On fera la connaissance de "Kader" un jeune musicien de jazz venu faire du ski. Avec sa traversière, du fond de la salle, à 20 m de nous, il improvisait sur nos thèmes brésiliens, n'osant pas venir faire un bœuf !  Plus tard, Hervé Meschinet  sera l'un des meilleurs solistes de sax alto de sa génération notamment dans l'orchestre de Michel Legrand. Salut à toi Kader!

 Extrait du concert  de Toucy : Felicidade   (Musique de Jobim/Paroles de Vinicius).  4 m/n 10 : Guantanamera.  6 m/n50: L'épervier : Musique folk sud-américaine. 9m/n15 : Mas que nada" Musique et paroles de Jorge Ben. 11m/n 30 : Pot-pourri caraïbe: folklore. 13m/n55 : Samba da rosa : (musique de Toquinho, paroles de Philou et Myrtille) et 17m/n50 : Voce abuso : musique de Carlos Jocafi et paroles de Michel Fugain


 

Voyage du trio : Espagne et Maroc

 

Eté 1980. Au Club Med. à Cadaquès. Riches de nos pérégrinations précédentes, on part au flanPremière étape : Cadaquès. Après 3 jours au milieu des conversations des plongeurs ! et un vent terrible qui soufflait tous les soirs dans les micros on s'est décidés à partir plus au sud. Viviani, le chef de village de Marbella  fut prévenu de notre arrivée... et puis, la musique des Caraïbes, c'était pas trop la tasse de thé des plongeurs !

Plus au sud à Marbella***** (Espagne)  On resta la semaine dans cet Hôtel 5 étoiles géré par le chef de village "Viviani" . La clientèle était riche et pour la plus grande partie, de confession juive. Je me suis retrouvé le premier soir, à table, séparé de mes copines... Une hôtesse, nous a fait comprendre que les 2 filles devaient être à la table des femmes !!  Pas drôle ! Parmi les hommes, ne comprenant rien à leurs conversations en anglais, en flamant, j'étais totalement ignoré !... Certains semblaient être des diamantaires du "Sentier" à Paris qui en rencontraient d'autres pour parler business. Quant à mes copines, elles devaient manger parmi ces dames en robes du soir, bardées d'or !

Tous les soirs après le repas, pour descendre à Marbella, il fallait longer un camp de gitans contigu au grand parc du Club. Un soir voyant guitare et congas dans la dodoche, ils nous ont appelé pour faire la fête au milieu des familles. Babeth et moi n'étions quand même pas très rassurés... (2 jolies filles blondes...). Le lendemain et les jours suivants, on leur amena des moitiés de tartes et de gâteaux qui restaient sur les tables !

Au Club Med de Malabata (Maroc)  "Stanley"  nous connaissait de l'année précédente aux Restanques, cet imitateur de Jerry Lewis tapant à la machine à écrire" (numéro musical éblouissant) nous présenta tout de suite à deux invités avec  leur famille : les dessinateurs Claude Serre et André Barbe. On resta 3 semaines avec eux dans une ambiance inoubliable de drôlerie et de gags.

Malabata maroc 1980

Retour par Marbella.  "Viviani" nous repris pour 2 semaines. On connaissait déjà bien les GO's pour avoir participé, le mois précédent aux rigolades de leur table... La costumière nous fit visiter sa magnifique collection de véritables plumes d'autruches, matériel des folies Bergères de la Grande Epoque ! Un soir, après une manche à Marbella, un homme en costume sombre s'approche : - "Combien gagnez vous par soir ?"  Heu...! On gonfle un peu la somme... "je vous offre le double pour un anniversaire demain soir ... OK ?" . Le lendemain on attend à l'heure dite devant une terrasse, une Jaguar s'arrête... " Suivez moi..." La dodoche suit tant bien que mal la Jaguar qui monte tout en haut de la colline.

Deux hommes avec des mitraillettes sont de chaque côté du portail. Nous entrons dans un palais ! Chaque pièce est un enchantement de couleurs, de richesses, de peintures de maître, et puis, comme pour faire joli : des robinets en or dans les salles de bain! (sic). Après les caravanes pourries des "Restanques" on aura tout vu !!! Puis on passa à table . Une quinzaine de convives étaient là, dont seulement 2 femmes... Tous, originaires du Golfe Persique parlaient anglais, nous écoutaient d'une oreille. Notre répertoire joué, (une quinzaine de chansons), on commença à ranger nos instruments. Là, les choses prirent une mauvaise tournure. Les incitations à nous servir de l'alcool  étaient vraiment trop insistantes. La fête ne faisait que commencer ! Il a fallu insister pour avoir notre enveloppe avant de s'échapper... On a quand même eut la trouille... Plus tard, invités chez une journaliste de Barcelone, on raconte notre histoire. "Ils vous ont donné si peu ??? mais, c'est ce qu'ils donnent comme pourboire à une ouvreuse de cinéma!!! Ils ne connaissent pas la valeur de l'argent. !"

Retour en France par les Restanques. En septembre, on resta les 2 dernières semaines avant la fermeture (le nom du chef de Village m'échappe). Le temps est incertain, il faut "animer" la queue qui s'allonge aux grils des poissons et steaks, on doit parer aux éventualités, éviter que les GM's  fassent grise mine. En bord de mer, Myrtille se fait piquer sa traversière à travers la capote de sa 2 CV, lacérée... puis attrape un sévère mal de gorge. On va à Grimaud chez le toubib le plus proche du Club. "D'où venez vous ? - Des Restanques... - Ah! gonocity !! La piscine m'amène tous ses malades..."


 

En Bourgogne.

Philou quartet.

 

1981 : à la MJC d'Auxerre : Le fameux percussionniste "Tiboum" Pierre Guignon vient renforcer le trio. On passera souvent dans les MJC de l'Yonne et de Côte d'Or.

Extrait du concert : où l'on entend Babeth improviser longuement sur un xylo de fabrication locale! : Bidonville (Baden Powel et Claude Nougaro) , 3m/n30 : L'épervier : (folklore ternaire latino et paroles de Hugues Aufray.) , 6m/n35 : Samba da volta (Toquinho et Vinicius )


                                                  FR3 Bourgogne à Dijon  

1981 De g. à d. : Babeth Seguenot,  Tiboum, Myrtille (Catherine Seguenot)

Thèmes joués : 30s : "Bidonville" (Nougaro, Baden Powel),"Samba : da volta" ( Vinicius de Moraes -Toquinho), 12 m/n 10 : "O congaceiro" : Baîon (AlfredoRicardo de Nascime) , 15 m/n 32 : "Agua de março" (Jobim-Moustaki), 18 m/n 40 : "Voce abuso" (Antonio Carlos -Jocafi)cuica vocale par Philou , Myrtille est à la flûte. Pot pourri de beguines : 25 m/n 26 : "Matilda", "Ba moin un tibo", "Maladie d'amour" (Trad antillais) et 32 m/n : "Moi y'en a voter Coluche!" sur "Ay no" (Azuquita). Tous les thèmes et impros sur xylos sont joués par Babeth.

 

Suite dans la Page :

Groupes Gard 95/96

 

A partir de 1982, on peut suivre "L'historique de L'école qui swingue."

ou comment attraper un merveilleux virus : celui de la pédagogie.

 

 

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