Contrat dans la Zona Rosa

1969

Contrat dans la Zona rosa : la "Llave de Oro"

Journal de bord de Francine

 

15 janvier 69 : Déménagement rue Estrasburgo, en pleine "Zona rosa". Le club où l'on va chanter, la "Llave de oro",est à deux pas.

18 janvier : Signature du contrat. 400 pesos par jour. Il faut dès maintenant faire la demande des papiers. Ça met trois semaines  Après quoi, nous aurons un "statut d'artistes étrangers" valable 2 ans.

10 Février :

Permis francine009

Permis de travail mexico008Après beaucoup de tergiversations entre les 2 syndicats, celui des Artistes a enfin accepté de nous nous prendre...

14 février 69 : Première à la Llave. Au garde à vous, les garçons, qui ont du style, sont alignés devant le bar. Ils attendent  le client et le nouveau spectacle. L'œil indifférent du garçon qui a de l'expérience coulisse vers les micros, la porte, les tables, bouge un couteau, soulève une poussière invisible. Pronostics dans un frémissement imperceptible des moustaches. Le gérant en smoking arpente la moquette rouge. "Demain soir le restaurant sera plein", nous a-t-il prédit, j'ai choisi le vendredi soir pour ne pas effaroucher les artistes. Attendons encore un peu... Il n'y a personne. Personne à part les amis. Deux tables antagonistes. La Maria, elle a bu, elle éclate d'importance en vrillant ses yeux un peu trop noircis sur la table voisine qui l'ignore, d'un air de dire : "Alors qui c'est qui leur a trouvé un contrat à ces petits..." A gauche, Catherine lève son verre. " Vous ressemblez à Jeanne Moreau " lui a dit Philou. Elle a rougit : "On me l'a déjà dit..." Elle a invité ce soir le professeur de français de son fils Carlos, une comtesse de 70 ans qui arrose ses 35 ans de Mexique. Elle explique de sa voix à grand écart qu'en 1934, elle débarquait avec son bidet sous le bras. "Aujourd'hui encore, ma chère Catherine, je puis vous assurer que je suis la seule personne à posséder un bidet à Mexico, parfaitement...au succès de vos protégés..." A lampouillis de connaisseurs, elles descendent leur double cognac.

Entrée des artistes : Les garçons mine de rien, suspendent leur agitation de principe ; répartis aux points stratégiques, ils guettent la serviette au bras, félinement avides. rien à leur reprocher, z'ont rien d'autre à faire. L'assistance déjà discrète interrompt ses menus chuchotis. " Ils sont mignons ces petits" glisse encore l'incorrigible comtesse Antoinette de son prénom... L'assistance a été très docile. Muette tout d'abord... Il a suffit d'un seul et terrible regard de Catherine pour ôter à la Marie toute envie de commentaires, elle a entonné avec nous la finale. OK, on n'a pas défoncé la salle, mais on aurait pu se casser la gueule... La grand Catherine commente, gentiment : " Et bien Philou, vous n'avez pas à avoir honte de votre partenaire. Marie à l'air contente. Hier je l'ai menacée de ne pas chanter si elle ne me payait pas les 100 pesos de la première figuration. Ce soir, superbe, elle nous a dépêché une gerbe de roses avec sur un carton anonyme un "Merde" encourageant ! " Ils sont adorables ces petits, reprend Antoinette, très bien, très bien continuez ! Pour moi, ce sera un double cognac, un double" !

Le lendemain et le surlendemain, trois ou quatre tables... On vient de comprendre que le Club très privé et très sélect est au bord de la faillite. On compte sur nous pour le remonter. Ça tombe mal, mais on en profite pour répéter. Faut bien le dire, on n'est pas déments... Au bout d'un mois et demi, on dégotte un contrat. C'est marrant, sur scène, on est encore à tâtonner, on doit pas avoir le génie de la démerde et on en a pas vraiment la gueule. Philou n'est pas vraiment pris au sérieux, ce n'est décidément pas un "macho" ; la "flaca" qu'ils m'appellent, trop maigre, trop gamine, à traduire que je n'entre pas dans le jeu des rapports de séduction latins et s'est heureusement une chose que je ne saurai pas changer. Obstinés alors, un entêtement à deux têtes avec beaucoup de rêves.


Catherine fait pour nous de grands projets, elle veut nous établir au Mexique, nous faire faire beaucoup de fric, c'est comme ça que l'amitié s'exprime chez certaines personnes. On est partis pour voyager. Pas folle, elle s'en doute, et ça lui plait pas. Tant que nous lui avons rappelé les débuts difficiles de sa carrière, nous étions touchants, mais ne pas partager ses ambitions, c'est un peu léger, pas de temps à perdre...On la trouve de plus en plus souvent très occupée, chez elle on ne vient plus voir que les bonnes et les gosses. Elle a bien du souci avec la gestion de son restaurant chic dans la montagne où elle chante tous les soirs, accompagnée par son accordéoniste... Avec ses 20.000 pesos par mois (8000 F), elle ne s'en sort plus.

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Le sam'di soir après l'turbain l'ouvrier parisien...

Les clients du samedi soir. (page 87) Le samedi soir, à la "Llave de Oro", le mexicain se tient bien. Il sort sa légitime. Le mari nous invite dignement à sa table, histoire de me faire une cour ouverte et d'emmerder Philou. Le lundi soir, il sort avec une de ses maîtresses ou des illégitimes, illégitimes mais reconnues. Dans les formulaires de Sécurité sociale, inscrire : nom de la femme légitime, nombre d'enfants ; nom de la première femme illégitime, nombre d'enfants ; nom de la troisième, etc. Généreux oui, il sait s'amuser, il ne regarde pas à la dépense. Ses enfants, oui, il sait les aimer ; la non plus, il n'aime pas se mesurer, mais quand il n'y a plus d'argent il se dit qu'ainsi va la vie… Un balai en jupon et c'est parti, et c'est pour ça que les gringas sont folles des "latin's love"…

Troisième semaine à la Llave de Oro. Le restaurant était et reste tranquille : une moyenne de 3 à 4 tables  par soir. Nous avons vite cessé d'être impressionnés par ce public clairsemé. Le premier soir, quand on nous a réclamé "La vie en rose" , on a souri. On ne peut pas demander à tout le monde d'aimer les vieilles chansons françaises. Oui, mais ils ont remis ça : "La vie en rose" ! "El mondo", "C'est si bon" ! Mais alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Ruben nous a dit avec tact qu'il nous manquait des chansons mexicaines, plusieurs clients se sont plaints. " C'est très joli vos chansons mais on ne comprend pas vos paroles, pourquoi ne chanteriez-vous pas..."

Nous avons pensé à beaucoup de choses, nos gueules, nos voix mal assurées, manque de métier, mais le répertoire, ça nous avait échappé et l'évidence s'impose avec un peu de lourdeur : notre répertoire ne plait pas. Je me demande si c'est pas ce qu'ils peuvent voir de mes cuisses qui nous évite le bide. Ce qu'on attend de nous : chanter en espagnol les chansons à la mode ou à la rigueur les quelques chansons françaises connues du grand public comme "La vie en rose", etc. Dur... La douche ! et Maria, la-dessus qui veut nous imposer un batteur. Philou à refusé, un peu brusquement, c'est vrai. Elle a baissé ses gros yeux noirs. "Il me fait peur, celui-là". Et les jeunes, les jeunes où sont-ils ? Ça leur plairait peut-être. Mais les jeunes ne viennent jamais à la "Llave". Sélect avait dit Maria, très fermé et donc cher...

Les garçons, après la servilité des premiers  jours, ont entamé une longue guerre d'usure ; dérégler les boutons de l'ampli, tordre un pied de micro, déplacer le matériel, débrancher un jack, se prendre les pieds dans les fils en faisant le service. Quand Philou commence à s'exciter devant ces conneries de dernières minutes, ils doivent se régaler. Mais on tient bon, chanter tous les soirs c'est la seule façon de faire des progrès.


La revue "Hair" . Hier, nous avons eu des nouvelles de Raphaël et Marianne par les journaux. Fiasco de la revue Hair. La première fut un fameux scandale ; tous ceux qui au Mexique ont la parole ont été unanimes. Tous nus qu'ils étaient, tous en cheveux et en guenilles, provocation !

Le gouvernement à immédiatement chassé tous les américains de la revue. Soit disant que certains n'avaient pas obtenus leurs papiers de la ANDA. Prétexte. Sur les journaux, Marianne à l'aéroport, grands sourires et message de "peace" aux photographes. Le pays est maintenant nettoyé de ces éléments subversifs. C'en était trop. Ici on préfère les films où la femme s'écrie haletante : "Une femme ça ne se demande pas , ça se prend".


Le "pote" de Philou. Philou c'est fait un pote, le petit cireur qui racole les étrangers devant le restaurant. Il a tellement insisté que Philou s'est laissé faire. C'est lui le gamin un peu gauche qui pose son pied sur la petite caisse patinée " Americano ? - No, no, Frances ! - Paris ? - Si, si ". Il étale le cirage avec les doigt, ajuste son chiffon, précis. Coup d'œil ; il connait les pieds et à qui ils appartiennent. Il sort de sa poche un petit paquet entouré de papier journal, de l'herbe, non ? et se renseigne à tout hasard, combien que ça peut gagner un cireur à Paris ?


Les malheurs de Catherine. Catherine est furax : " Hier, je suis tombée en panne sur la route d e Cuernavaca avec la mustang, j'ai marché  deux kilomètres pour trouver un garage. ; Tout le monde roupillait là dedans. Y'en a quand même un qui est sorti. Je suis en panne ! - Muy bien, muy bien, j'arrive..." Il a tourné autour de la voiture. C'est une belle voiture ! J'avais envie de le piler. J'ai ouvert le capot. C'est là  que ça se trouve ! Alors, il a commencé à sortir les pièces en les essuyant bien minutieusement. Au bout d'une heure, sur le trottoir, y'en avait partout des pièces astiquées. "Alors que pasa ? - Oh moi , je saurais pas vous dire, je ne fais que nettoyer les pièces..."


En balade. Neuf heures. La nuit hurle. Vacarme inouï de la vie tropicale, hystérie d'animaux déchaînés qui gratte le feuillage, froissement des herbes ; des cris, des gémissements se répondent, se superposent. La nuit est vivante après l'écrasement de la journée. Les odeurs libérées envahissent l'ombre, les fleurs nocturnes s'ouvrent, parfums violents. Les mexicains les appelle "galan de noche", galant de nuit. La patrone de l'auberge, une exilée tchécoslovaque, nous en cueille quelques branches avec émotion, elle nous conte la nature avec des mots d'amoureuse.

Assis sur la terrasse nous nous laissons envahir. Un indien glisse entre deux bouquets de feuillage et nous renifle comme un chat silencieux. Les bords du lac ne sont plus apprivoisés ; l'auberge déserte, quelques pierres au milieu de la rocaille et des arbres goulus. Les insectes courent sur la pierre. Je vais m'allonger nue dans l'eau tiède, des fleurs fraiches jaillissent dans les branches lourdes qui s'appuient sur l'eau, un oiseau éraille l'ombre de fureurs gutturales, les vapeurs de la terre arrosée montent en étirements d'aise, la nuit n'appartient pas aux hommes.


Marie à des projets ! On vient de commencer à chanter quand la Marie débarque à la Llave. Les garçons s'empressent, trop heureux d'avoir une table. elle a son sourire des grands jours et nous fait un coup d'œil en désignant son partenaire, un grand américain qui a l'air de s'emmerder. Qu'est-ce qu'elle a encore trouvé. Elle nous glisse : "J'ai une surprise pour vous, un imprésario de Las Vegas." Elle débloque, La Vegas, pourquoi pas Carnegie Hall ! Les garçons ont entendus, ils ont reniflé la bonne table. Avec des courbettes de poupées à mécanisme, ils entament leur ballet servile. La Marie tire sur son fume cigarette, passe une main sur sa moumoute laquée, remue la tête pour faire tinter ses pendentifs en plaqué. L'américain s'ennuie, le nez dans son whisky. Elle a du l'avoir à la ruse. "Venez vous asseoir à notre table, je vous présente M. Stevenson." Il se gratte la gorge. Visiblement il aurait préféré passer une soirée tranquille. A moins que Marie que Marie lui réserve une de ses protégées. "You know, it's very difficult to work in the states..."

Il expose calmement ses raisons : D'abord le syndicat. Comme on s'accompagne avec des instruments, on est considérés comme des musiciens et le syndicat américain refuse les musiciens étrangers, sauf pour les grands noms bien sûr. Alors il verser au syndicat une somme correspondant à ce qu'auraient dû toucher les musiciens auxquels on pique le boulot. La Marie opine de l'air de dire, vous voyez , j'ai fait ce que j'ai pu... "Ecoutez, au lieu d'avoir la folie des grandeurs, vous feriez mieux de nous trouver un contrat à Acapulco ; on est crevés par l'altitude et on aimerait bien prendre un peu l'air. -Mais j'y pense, j'y pense. - Vous avez quelque chose ? - Je vais à Acapulco la semaine prochaine.


Faut s'habituer !... Philou rentre en claquant la porte. "C'est la dernière fois ! - T'en fais une tête ! - Non mais tu 't'rends compte, ça fait la  deuxième fois qu'elle me file un lapin cette gonzesse. Ça téléphone pour se faire faire des photos, je me dérange pour aller au rendez-vous et que dalle ! Fini le cinéma. Et ça demandait si y'aurait un vestiaire pour se déshabiller et changer de perruques, putain ! - Tiens, attrape l'oreiller, défoule toi. -J'en ai rien à foutre de ton oreiller, tiens ! - Aie, t'es fou; attrape ! - Merde il est crevé. Y'en a partout, le fourneau, les rideaux, les chiottes. " Tu m'en a fait bouffer ".

On sonne... " Qui c'est ? - Va ouvrir, j'suis à moitié à poil... La porte ouverte aspire les plumes. " C'est pour toi, une lettre recommandée, tu dois signer. -Tombe bien  çui-là, tu veux pas des jumelles ? Philou est en train de repousser la porte sur le facteur qui se tord le cou. " IL es gonflé çui-là, tu vois pas que t'es en chemise de nuit transparente avec la baie vittrée derrière ? Et il me poussait de plus en plus !


De l'orage dans l'air . On rêve de partir à Acapulco... ça à l'air de se décider, mais on attend toujours le contrat. Philou à fait 2 enceintes acoustiques supplémentaires, parait que ça s'impose. On a commandé les caisses de bois à un petit menuisier à côté de la "Llave". Pourvu qu'il n'oublie pas le trou du haut-parleur, on s'attend à tout...une semaine, qu'il a dit, on a insisté très fort, pas  un jour de plus parce qu'on quitte Mexico "Muy bien". On a rencart avec un client du Club qui aurait une proposition à nous faire : un disque. Il a déjà une demie-heure de retard, il viendra sûrement pas. Je commence à me réjouir, l'heure de la répétition est déjà passée, je vais peut-être échapper au métronome. Les super stars de la Zona rosa vitrinent sous les parasols, dégustations de cocktails, de camarones, crevettes-ketchup. "Tu fumes encore ! tu te rends compte, après il va falloir que je descende tous les arrangements, tu pourras plus attraper les notes du haut ... - Fous moi la paix ! "


On l'a eu ce putain de télégramme qui a mis 48 heures et le patron là-bas qui gueule parce qu'il n'a pas encore reçu les clichés ; j'aurais voulu le voir, il a fallu un entêtement tout européen pour parvenir à trouver une imprimerie qui accepte de s'en charger (uniquement réservé aux journaux). Ensuite , impossible de les envoyer. Par la poste, n'en parlons pas. Par avion peut-être, à condition de se rendre à l'aéroport. Pas eu le temps : plus que 24h...

Chez Marie : " Eh bien mes petits, je suis contente, je vous vois heureux ; Philou ne me fait plus peur, il a le sourire. Mais j'y pense, caray !, c'est Pâques, les bus sont complets. Pensez, tout le monde va passer les fêtes à Acapulco. -Mais il faut absolument que nous partions - Prenez l'avion...- Vous voulez rire, avec nos 150 kg de bagages...le voyage n'est pas payé ! - Je ne sais pas moi, si tout est plein... -Faites quelque chose, c'est votre boulot après tout. - Mais que voulez-vous que je fasse. Ramon, vous avez une idée ?

Ramon vautré dans un fauteuil, suffisant, satisfait. c'est un client assidu des modèles de l'agence. Il frotte les bras du fauteuil avec un petit sourire, il est devenu  le centre de l'intérêt. " J'ai bien un WW mais c'est trop juste pour votre matériel et de toute façon, je m'en sers. J'ai aussi une R8 mais c'est encore trop petit - On vous achète une galerie ". Il n'avait pas pensé à ça, ilne peut pas dire non. Un grand seigneur ne se rétracte pas. " D'accord mais ça métonnerait fort que vous ayez le temps. Il sourit, contrarié, on se laisse emporter par les mots et... vite c'est le moment de partir avant qu'il trouve autre chose. " Bon c'est entendu comme ça, on passe demain matin, où habitez vous ?- Ne vous dérangez pas, je la garerai deavant chez Maria et je lui laisserai les clés.

On l'a eu de justesse. Maintenant, c'est la vraie pagaille pour les valises. Heureusement que je commence à avoir une sacrée technique, manque plus que la roulotte. Deux heures plus tard, Marie nous téléphone : " Ramon est désolé, il avait complètement  oublié que son cousin lui avait demandé sa voiture pour les fêtes... vous comprenez, il ne peut pas refuser. -Ça va, ça va on a très bien compris. - Alors mes petits, qu'est-ce que vous allez faire ? - On n'sait pas. En tout cas on n'compte plus que sur nous parce que vos copains vous pouvez vous les garder, salut. "

La Marie, elle savait bien. et dire qu'il n'y a même pas de train pour Acapulco. Seulement quelques wagons de marchandises qui mettent trois jours et  trois nuit les jours de bon vent pour faire près de 380 kms !

Déménager... pas si simple ! " Et si on appelait  les camions de déménagement ? -Amènes l'annuaire..." Le premier numéro : sont pas au courant, savent pas ce que c'est des déménagements. Le deuxième : "Combien de camions faut-il ? "Ça colle pas, c'est des poids lourds" Troisième numéro : "Oui, oui, d'accord, c'est pour quand ? - Demain, combien demandez-vous pour Acapulco ?... QUOI  ? Non merci.

On sort dans la rue en quête d'une idée, merde, on va rater un contrat à cause d'une connerie... "Marche pas si vite , tu vois bien que je suis crevée ; à 2400m, je me demande comment ils ont faits, les sportifs aux jeux Olympiques. Alors, t'aurais pas encore une petite idée parce que moi, je n'en peux plus ... - Et les taxis ? - Tu parles, ils vont demander une fortune. - Demande toujours..." Il faut en trouver un, c'est pas facile. Au bout de 20 mn, on saute sur un Chevrolet branlant. "Acapulco ? - Pero es muy lejos ! - Si si, pero, cuanto ? - Ah...! "  Il s'y attendait pas. Il appelle la station de taxi pour expliquer son problème, ils ont l'air d'accord. "Cuanto ? - Pues...550 pesos - Ok ! manana por la manana à las 7. Ok ? -Muy bien."


Suite dans la page :

En route pour Acapulco.


 

La  communauté  spirituelle  d'Osho" préala - blement  nommée " Bahgwan  Shree Rajneesh "  a  fait  scandale  dans les médias,  dans les  années 70-80. Cover 50 copie Depuis la diffusion sur Netflix, le 16 mars 2018, de "wild Wild Country, son héritage est à nouveau durement controversé. L'auteure, qui vécut dans ce ferment spirituel de 1976 à 1990, relate dans "Toutes les couleurs du soleil levant" sa propre expérience. Une autre facette faisant ressortir beauté, amour, la portée  universelle de cette alternative spirituelle ainsi que la profondeur des enseignements du maître. Un témoignage direct et sans compromis de cette aventure bouillonnante, titanesque et passionnée entre l'Inde et l'Etat d'Orégon, aux USA. Francine seul eberlin

 

 

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